Close

27 octobre 2014

[listen] Parce qu'avant c'était pas mal non plus…

 

Entendons nous bien, aujourd’hui, la musique électronique s’est rarement aussi bien portée.

Démocratisation du matériel et accessibilité à la distribution des morceaux ont permis à quantité d’artistes talentueux d’éclore sur la scène internationale en s’affranchissant des contraintes liées aux major. De fait, si la musique se vend moins bien aujourd’hui, elle s’écoute mieux, la profusion des œuvres sur le marché permettant à chacun(e) de trouver son compte, pourvu qu’il(elle) soit un peu chineur(se) sur les bords.

Avant internet, avant la K7 et le compact disc, le champs des possibles était beaucoup moins vaste, compte tenu de l’influence considérable des majors sur le marché. De fait, une poignée de groupe trustaient l’espace médiatique, les autres vivant essentiellement des concerts qu’ils donnaient.

Cette contrainte “marché” rend d’autant plus intéressant la performance artistique de certains groupes dit “mainstream” comme Pink Floyd, dont le mythique album “Another Brick In The Wall”, est toujours la 3e meilleure vente de tous les temps (source wikipedia). Par performance artistique on comprendra performance et expérimentations musicales à l’avant garde de l’époque et non, je cite en vrac : sacrifice de mouton sur scène, manteau en escalope de poulet, démonstration de sexe en direct, injures diverses à caractères mysogines et/ou raciste etc…

C’est sur l’expérimentation sonore et la création d’un univers psychédélique au confins de l’aventure cérébrale que s’est construite la légende d’un des groupes les plus populaires de tous les temps. Loin de moi le côté réac du “c’était mieux avant…” mais force est de constater que Le live @ Pompei de 1971 démontre que la musique, même iconoclaste et avant gardiste, vieillit bien pourvu qu’elle ait été bien produite, et que, Nicolas Jaar et Steve Harrington, pour aussi talentueux qu’ils soient, n’ont rien inventé.

Bonne écoute